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Le cacao que tu bois ne fera jamais ce que tu attends de lui


Il y a une illusion que beaucoup portent en entrant dans une diète, dans une cérémonie, dans la première gorgée de cacao sacré.

L'illusion du contrat.


Je donne ça — ma présence, mon intention, mon argent, mon temps, ma prière — et la plante me donne ça en retour. L'amour. Le courage. La guérison. Les chants. La vision.

J'y croyais aussi.


Pendant longtemps, je suis entrée en diète avec la posture de l'élève qui négocie. Je formulais des intentions précises, presque des commandes. Je dietais le cacao pour l'amour — donc j'allais aimer. Je dietais le chiric sanango pour le courage — donc j'aurais de la force. La logique semblait parfaite. Presque honnête.


Ce que je n'avais pas compris, c'est que cette logique-là ne laisse aucune place à la plante elle-même.


La plante n'est pas un distributeur d'expériences spirituelles


Un esprit végétal n'est pas un outil.


Ce n'est pas une application qu'on configure selon ses préférences.

Ce n'est pas un miroir qu'on oriente pour voir ce qu'on veut.

C'est une entité vivante, ancienne, avec sa propre intelligence, sa propre façon d'enseigner, son propre caractère.


Elle n'a rien à te prouver.

Elle ne te doit rien.

Et c'est précisément ce qui en fait un vrai maître.


Un vrai maître ne valide pas tes attentes.

Il ne te raconte pas ce que tu veux entendre pour que tu te sentes spécial. Il te mène là où tu dois aller — et souvent, c'est exactement là où tu refusais d'aller.


Les plantes maîtresses de la tradition amazonienne — le cacao, le toé, la bobinsana, le noya rao — enseignent selon leur propre sagesse. Elles voient ce que tu ne vois pas. Elles sentent ce qui est caché sous tes intentions, sous tes belles formulations, sous ton désir d'évolution.

Et elles choisissent. Pas toi.



L'ego a une fonction. Il organise, il protège, il planifie.

Dans la vie ordinaire, c'est utile.

Mais dans la rencontre avec un esprit végétal, cet ego devient un obstacle total.


Parce que l'ego veut posséder l'expérience avant qu'elle arrive. Il la fantasme, il la modèle, il lui donne une forme — et ensuite, il arrive en cérémonie avec ce moule invisible et il essaie d'y faire entrer ce qui se passe.


Quand l'expérience ne correspond pas au moule, deux choses arrivent.


Soit l'ego l'interprète quand même comme une confirmation. Il projette. Il dit "c'est exactement ce que je cherchais" même quand ce n'est pas ce qui s'est passé. Les plantes deviennent alors un miroir de notre propre fantasme — et on rentre chez soi avec des "visions" qui nous confirment qu'on est spéciaux, guéris, éveillés.


Soit l'ego est confronté au vide. Au silence. À l'absence de ce qu'il attendait. Et là, la déception est totale.


J'ai vécu les deux.


L'année où j'ai reçu le silence

Cette année, je suis entrée en diète avec un seul désir.

Libérer ma voix.

Recevoir des mélodies.

Renforcer mes chants intuitifs, les chants de guérison .

C'était mon intention, claire, pure, portée avec sincérité.


Et pour la première fois en quatre ans de diètes, je n'ai reçu aucune mélodie.

Aucune.


Dans les cérémonies, le silence là où j'attendais les chants.

Les prières que j'avais l'habitude de recevoir — absentes.

Et plus je les attendais, plus le désir lui-même s'évaporait. Comme si l'intensité de ma volonté repoussait exactement ce que je cherchais.


J'avais déjà fantasmé mes futurs chants de guérison. Je les imaginais. Je m'y préparais. Quel orgueil.


La plante m'a offert le vide. Et dans ce vide, une vérité que je ne voulais pas voir.


On ne rencontre pas un maître végétal avec son ego.

On ne rencontre pas un maître végétal avec ses projets, ses ambitions, même les plus belles, même les plus sacrées.


On le rencontre dans une humilité totale.

Dans un abandon à ce qui doit naître de cette alchimie, et non à ce qu'on a décidé d'en faire.


Pourquoi la volonté nous bloque


La volonté, dans l'espace du sacré, est une forme de contrôle.

Et le contrôle est une forme de peur.


Quand on arrive avec une intention trop serrée, trop définie, trop attachée à son résultat, on dit en réalité ceci à la plante : je veux bien être transformé, mais seulement de cette façon. Je veux bien aller en profondeur, mais seulement là où j'ai décidé d'aller.


La plante entend ça. Et elle travaille quand même — mais pas selon ton plan.

Elle va là où il y a de la résistance.

Elle ouvre ce qui est fermé.

Elle illumine ce qu'on préfère ne pas regarder. Les espaces sombres, inconfortables, ignorés.

Ces territoires intérieurs qu'on évite précisément parce qu'ils font mal, parce qu'ils font peur, parce qu'ils contredisent l'image qu'on a de soi-même.


C'est là que se trouve l'enseignement véritable.


La plante n'est pas intéressée par tes points forts.

Elle est intéressée par ce qui t'empêche de te déployer pleinement.

Et ce n'est presque jamais ce que tu avais prévu d'explorer.


Comment rencontrer vraiment la plante

Il n'y a pas de technique pour ça. Ce serait encore une façon de contrôler.

Mais il y a une posture.

Arriver sans savoir. Non pas dans l'ignorance, mais dans la disponibilité. Avoir fait le travail de préparation — physique, émotionnel, intentionnel — et ensuite, poser cette préparation comme une offrande. Pas comme un contrat.

Laisser l'intention être une direction, pas une destination. Dire à la plante ce qui t'appelle, ce que tu portes, ce que tu traverses — et ensuite lui faire confiance pour décider ce qui doit se passer.


Accepter de ne pas comprendre sur le moment.

Les enseignements des plantes se déploient dans le temps. Ce qui semblait n'être qu'un vide, qu'un silence, qu'une nuit sans vision — parfois, des semaines plus tard, on réalise que c'est ce qui a tout changé.


Résister à l'interprétation immédiate.

L'ego veut comprendre vite pour reprendre le contrôle. Laisser le mystère rester mystère un peu plus longtemps que ce qui est confortable.


Et surtout — arriver avec la conscience que rien n'est dû.

Que chaque rencontre avec un esprit végétal est un privilège.

Qu'on est là pour apprendre, pas pour recevoir une récompense.


L'humilité n'est pas une posture spirituelle qu'on adopte pour paraître avancé.

C'est la condition première de la rencontre.


La plante te voit tel que tu es.

Elle voit ce que tu portes, ce que tu caches, ce que tu ne sais pas encore de toi-même.

Et elle décide, dans sa sagesse ancienne, ce qui peut être transmis.


Ta seule tâche est d'être présent, ouvert, et prêt à recevoir ce qui vient — pas ce que tu avais demandé.


C'est peut-être le premier enseignement que toutes les plantes donnent, sous des formes différentes : lâche ce que tu croyais savoir de toi.


Ce qui vient après est beaucoup plus grand que ce que tu avais imaginé.


Héloïse Bpiurnonville— Mycelia Spirit Diète chamanique Amazonie · Cacao sacré Martinique · Médecines sacrées

 
 
 

Commentaires


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