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Ton égo veut aller plus vite. Ton âme sait


L'âme a son propre tempo — et on ne peut pas aller plus vite que la musique


On te vend des transformations éclair.

Des guérisons sans t'impliquer vraiment. Des retraites qui promettent de tout débloquer en une semaine. Des soins qui régleront en une séance ce que tu portes depuis trente ans.


Je vais te dire quelque chose de vrai.

C'est de la foutaise.

La vraie guérison ne fonctionne pas comme une pilule.

Elle ne suit pas ton agenda, ni ton désir ardent d'en finir, ni la liste de ce que tu voudrais avoir déjà traversé.

Elle a son propre rythme.

Sa propre logique.

Sa propre sagesse.

Et cette sagesse est souvent en contradiction totale avec ce que ton ego veut.


Chaque étape demande sa propre maturation.


Il y a dans le chemin de guérison des passages qui ne peuvent pas être brûlés. Des douleurs qui ont besoin d'être vues progressivement, par fragments, parce qu'en une seule fois elles te détruiraient plutôt que de te libérer.


Ce n'est pas un soin raté.

Ce n'est pas la faute du thérapeute ou de la médecine.

C'est que tu n'es pas encore prête à voir.

À comprendre.

À libérer.


Et c'est juste.

J'ai attendu trois ans.


Trois ans avant que mes plantes maîtresses, avant que la Maestra, avant que les diètes amazoniennes puissent toucher mon trauma de naissance. Trois fois deux mois d'isolement, de silence, de travail dans les profondeurs.



Pendant tout ce temps, il y avait une rage en moi que je ne savais plus où mettre.

Un désespoir qui revenait comme une marée haute.

Quinze ans de travail acharné sur moi-même.

Quinze ans à chercher, traverser, me relever.


Et je criais intérieurement : qu'est-ce que j'ai fait à Dieu ? Pourquoi moi encore ? Pourquoi je n'ai pas le droit d'être libre maintenant ?


C'était mon ego qui parlait.

L'ego qui mesure la guérison en années d'effort, en mérite accumulé, en temps investi. L'ego qui croit qu'à un moment, la facture est réglée et qu'on peut enfin passer à autre chose.


Mais certaines souffrances sont tellement anciennes, tellement fondatrices, tellement construites en ossature de toute une personnalité, que les libérer d'un coup reviendrait à tout effondrer.


La maison entière.

Qui tu crois être.

Comment tu te tiens debout dans le monde.


Si mes plantes avaient tout libéré d'un seul coup, je serais rentrée dans une dépression profonde. J'aurais peut-être perdu le désir de vivre.


Elles le savaient. Moi non.


Alors elles ont dénouées, couche par couche, avec une patience que mon mental n'a pas toujours comprise mais que mon corps a finalement reconnue comme de l'amour.


À ma dernière diète, j'ai enfin vomi de mes tripes ce mal-être viscéral qui m'habitait depuis le début. Et pour la première fois, la paix s'est installée dans mon être. Vraiment.


Et pourtant, au comble du chemin, il reste un morceau. Un fragment qui ne veut pas encore être délogé. Les plantes me l'ont dit clairement : elles le transmueront en temps voulu, quand elles auront assez poussé et grandi en moi pour que ce soit juste.


J'ai pestré. J'ai tenté de marchander.

Et elles m'ont répondu, avec cette clarté qui ne laisse pas de place au débat :

mais qui es-tu pour exiger ? D'où vient ce désir ?



Et là, j'ai compris.

C'était encore l'ego.

Qui souhaitait pouvoir se dire enfin totalement guéri.

Gagner.

Clore le dossier.


L'âme, elle, n'est pas dans cette course.

Elle sait ce qui est juste.

Elle sait ce qui est prêt.

Elle sait que certaines transmutations demandent que le terrain soit préparé, que tu sois suffisamment solide pour recevoir ce qui va se libérer sans t'écrouler.


Il y a aussi une autre manifestation de ce même schéma dont je veux te parler.

Celle de la personne qui accumule les soins, les retraites, les cérémonies. Qui court d'un praticien à l'autre, d'une médecine à l'autre, convaincue que la prochaine expérience sera celle qui va tout débloquer.


Ce n'est plus de la guérison. C'est de la fuite.


La boulimie spirituelle est une façon très sophistiquée de ne jamais s'arrêter assez longtemps pour laisser la transformation s'intégrer vraiment.

On consomme l'expérience sans lui laisser le temps de faire son travail dans les profondeurs.


L'intégration n'est pas le temps mort entre deux soins.

C'est là que la guérison a lieu.

Dans l'ordinaire des jours qui suivent.

Dans les moments où rien ne se passe mais où tout se réorganise en silence.

Dans la patience de laisser une graine pousser à son propre rythme plutôt que de déterrer le sol pour vérifier si les racines avancent.


Alors ce que je te demande ce soir, c'est peut-être la chose la plus difficile que le chemin de guérison réclame.

Apprends à vibrer sur la fréquence de ton âme.


Lâche la course effrénée vers une version finale de toi-même que tu n'atteindras jamais parce qu'elle n'existe pas.


Ce que tu es en train de traverser, même si ça prend du temps, même si ça revient pour la troisième fois, même si tu n'en vois pas encore la fin, c'est exactement là où tu dois être.


La vraie guérison n'est pas une destination.

C'est une façon de marcher.


 
 
 

Commentaires


soin energetique, massage , breathwork, kambo martinique

Tu ne sais pas
par où commencer ?

C 'est exactement pour ça qu'existe l'appel découverte.
On en parle ensemble — ce que tu portes, ce que tu traverses, ce vers quoi tu t'en vas.
Et on trouve ensemble le soin le plus juste pour toi, maintenant.

Avec amour

accompagnement feminin soin de guerison du féminin

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